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Minimum Contributif 2026 : Montant, Conditions et Calcul

Minimum contributif 2026 : 756,29€ par mois, 903,93€ avec 120 trimestres cotisés, dans la limite de 1 410,89€. Conditions et différence avec l'ASPA.

Publié le 4 août 2026

Le minimum contributif garantit un plancher de retraite de base aux assurés qui ont cotisé toute leur carrière à de faibles salaires : 756,29€ brut par mois en 2026, porté à 903,93€ avec au moins 120 trimestres cotisés. Il suppose le taux plein, il est attribué automatiquement, et il ne peut pas porter le total de vos pensions au-delà de 1 410,89€ brut par mois. Attention à ne pas le confondre avec l'ASPA.

Un plancher de pension, pas une aide sociale

Le minimum contributif, souvent abrégé MICO, est une majoration de la retraite de base. Son principe : quand le calcul classique (salaire annuel moyen x taux x proratisation) débouche sur une pension très faible parce que les salaires ont été modestes, la caisse relève la pension jusqu'à un montant plancher.

C'est un mécanisme contributif : il récompense des trimestres réellement acquis. Conséquences pratiques et déterminantes pour la suite : il n'est soumis à aucune condition de ressources hors le plafond d'écrêtement, il n'est jamais récupérable sur la succession, et il se cumule avec les complémentaires.

Il concerne le régime général des salariés, les régimes alignés (artisans, commerçants) et le régime agricole. Les fonctionnaires relèvent d'un dispositif équivalent mais distinct, le minimum garanti. Les travailleurs indépendants, dont les revenus déclarés sont souvent faibles en début d'activité, sont particulièrement concernés.

Les montants 2026

Les montants ont été revalorisés de 1,18% au 1er janvier 2026, comme le publie service-public.gouv.fr.

Minimum contributif Montant mensuel brut Montant annuel brut Condition
De base 756,29€ 9 075,50€ Taux plein
Majoré 903,93€ 10 847,22€ Taux plein et 120 trimestres cotisés

L'écart entre les deux est d'environ 147,64€ par mois, soit près de 1 772€ par an : franchir la barre des 120 trimestres cotisés est donc un enjeu concret. Attention, seuls comptent les trimestres cotisés, c'est-à-dire issus de cotisations effectives : les trimestres assimilés (chômage indemnisé, maladie, service militaire) et les majorations gratuites pour enfants ne sont pas retenus pour ce seuil, même s'ils comptent pour le taux plein.

Ces montants correspondent à une carrière complète. Si votre durée d'assurance est inférieure à celle requise pour votre génération, le MICO est proratisé dans les mêmes proportions que la pension : une carrière validée à 80% donne un MICO à 80%.

Les conditions : le taux plein d'abord

Trois conditions structurent l'accès au dispositif.

1. Avoir liquidé toutes ses retraites. Le MICO n'est calculé qu'une fois l'ensemble de vos pensions personnelles demandées, de base comme complémentaires, tous régimes confondus.

2. Bénéficier du taux plein. C'est la condition la plus filtrante. Le taux plein s'obtient de trois manières : en réunissant la durée d'assurance requise pour votre génération, en atteignant 67 ans (le taux plein automatique s'applique alors quel que soit le nombre de trimestres), ou au titre de l'inaptitude au travail. Une pension liquidée avec décote n'ouvre aucun droit au minimum contributif. Si vous êtes proche du compte, comparez le coût d'un rachat de trimestres avec ce que le MICO vous apporterait.

3. Rester sous le plafond d'écrêtement. Détaillé ci-dessous.

Le plafond de 1 410,89€ : comment fonctionne l'écrêtement

Le minimum contributif ne peut pas porter le total de vos retraites personnelles (base et complémentaires, régimes français et étrangers) au-delà de 1 410,89€ brut par mois en 2026. Ce plafond est indexé sur le SMIC et a été relevé au 1er janvier 2026, contre 1 394,86€ auparavant.

Le mécanisme est différentiel : si le total dépasse, la majoration est réduite du montant du dépassement, jusqu'à disparaître. Deux cas types, pour un assuré à carrière complète avec 130 trimestres cotisés, dont la pension de base calculée s'établit à 640€ :

Cas A : complémentaire de 210€ Cas B : complémentaire de 600€
Base portée au MICO majoré 903,93€ 903,93€
Total avant écrêtement 1 113,93€ 1 503,93€
Dépassement du plafond Aucun 93,04€
Pension totale versée 1 113,93€ 1 410,89€

Dans le cas B, la majoration est amputée de 93,04€ : la pension de base retombe à 810,89€ et le total est ramené exactement au plafond. Les pensions de réversion ne sont pas comptées dans ce calcul, qui ne porte que sur vos droits personnels. Pour comprendre comment la pension de base est calculée avant application du MICO, voir notre guide du calcul de la pension de retraite.

MICO ou ASPA : la différence à ne pas manquer

C'est la confusion la plus coûteuse du sujet, parce qu'elle a des conséquences successorales. Les deux dispositifs relèvent de logiques opposées.

Minimum contributif ASPA
Nature Pension de retraite contributive Allocation de solidarité
Condition de carrière Taux plein exigé Aucune
Condition de ressources Non, hors plafond d'écrêtement Oui, plafond de ressources du foyer
Montant 2026 (personne seule) 756,29€ ou 903,93€ par mois Jusqu'à 1 043,59€ par mois
Récupération sur succession Jamais Oui, au-delà d'un seuil d'actif successoral

Le paradoxe saute aux yeux : le minimum contributif majoré (903,93€) reste inférieur à l'ASPA pour une personne seule (1 043,59€ par mois en 2026, 1 620,18€ pour un couple). Un retraité au MICO dont les ressources restent sous le plafond peut donc percevoir en plus un complément d'ASPA, jusqu'à atteindre le niveau garanti.

La contrepartie est réelle : la part versée au titre de l'ASPA peut être récupérée sur la succession si l'actif transmis dépasse le seuil légal, tandis que le MICO ne l'est jamais. Autrement dit, un euro de MICO et un euro d'ASPA n'ont pas la même valeur patrimoniale pour vos héritiers. Les règles complètes, plafonds de ressources et seuils de récupération figurent dans notre article dédié à l'ASPA et au minimum vieillesse.

Une carrière à petits salaires appelle un complément, même modeste, construit tôt. Pour chiffrer l'effort d'épargne mensuel et l'économie d'impôt associée, utilisez notre simulateur retraite gratuit →

Si votre projection vous place au minimum contributif

Éditez d'abord votre relevé de carrière sur info-retraite.fr et repérez deux chiffres : votre nombre de trimestres cotisés (pour la barre des 120) et votre estimation de pension. Trois leviers existent ensuite.

  • Sécuriser le taux plein. Sans lui, pas de MICO du tout. Travailler jusqu'à 67 ans le garantit automatiquement, quel que soit le nombre de trimestres.
  • Franchir les 120 trimestres cotisés si vous en êtes proche : environ 147,64€ par mois à vie, c'est le meilleur rendement disponible sur ce profil.
  • Constituer un complément de revenus. À ces niveaux de pension, l'écart avec les besoins réels reste important : la pension moyenne s'établissait à 1 666€ brut par mois fin 2023 selon la DREES. Attention toutefois à l'effet du plafond d'écrêtement : une épargne retraite servie en capital ou sur un support hors pension (assurance-vie, plan d'investissement progressif) n'entre pas dans le calcul du plafond, contrairement à une rente viagère issue d'un régime de retraite. Sur les TMI faibles, l'avantage fiscal du PER est limité : nos comparatifs de solutions figurent dans complément de revenu retraite.

Ce qu'il faut retenir

Le minimum contributif est un filet, pas un objectif : 756,29€ par mois, 903,93€ avec 120 trimestres cotisés, sous plafond de 1 410,89€ toutes pensions confondues. Il exige le taux plein, il est attribué automatiquement, il ne se récupère jamais sur la succession. C'est ce dernier point qui le distingue radicalement de l'ASPA, plus généreuse mais récupérable au décès. Vérifiez vos trimestres cotisés, sécurisez le taux plein, et chiffrez votre besoin réel avec une simulation retraite.


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FAQ

Questions fréquentes

Trouvez rapidement les réponses à vos questions

Depuis le 1er janvier 2026, le minimum contributif s'élève à 756,29€ brut par mois (9 075,50€ par an) et le minimum contributif majoré à 903,93€ brut par mois (10 847,22€ par an), après une revalorisation de 1,18%. Le majoré suppose au moins 120 trimestres cotisés. Ces montants correspondent à une carrière complète : ils sont proratisés si votre durée d'assurance est incomplète.
Il faut avoir demandé la liquidation de toutes ses retraites, de base et complémentaires, et bénéficier du taux plein, obtenu par la durée d'assurance requise, par l'âge du taux plein automatique (67 ans) ou par inaptitude au travail. Le MICO majoré ajoute une condition : au moins 120 trimestres réellement cotisés. Enfin, le total de vos pensions ne doit pas dépasser 1 410,89€ brut par mois.
Le minimum contributif est une pension de retraite : il récompense des trimestres cotisés à faibles salaires, il n'est soumis à aucune condition de ressources autre que le plafond d'écrêtement, et il n'est jamais récupérable sur la succession. L'ASPA est une allocation de solidarité versée sous condition de ressources, sans exigence de carrière, dont les sommes peuvent être récupérées au décès si l'actif successoral dépasse un seuil. On peut percevoir les deux : le MICO d'abord, l'ASPA en complément si les ressources restent faibles.
Oui, il n'y a aucune démarche spécifique : votre caisse de retraite l'attribue automatiquement au moment de la liquidation si vous remplissez les conditions, et il apparaît sur votre notification de pension. En revanche, la caisse doit connaître l'intégralité de vos pensions, y compris étrangères, pour appliquer correctement le plafond d'écrêtement : signalez toute pension omise, sous peine de régularisation ultérieure.
Non, dans la plupart des situations. Même majoré, il plafonne à 903,93€ brut par mois, soit un montant inférieur à l'ASPA pour une personne seule (1 043,59€) et très en dessous de la pension moyenne, qui s'établissait à 1 666€ brut fin 2023 selon la DREES. Une carrière à petits salaires implique donc de constituer un complément par l'épargne, même modeste, aussi tôt que possible.

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