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Assurance Vie Petit-Enfant : Abattements 2026

Assurance vie pour un petit-enfant : 152 500 € d'abattement par bénéficiaire avant 70 ans, 30 500 € global après, comparaison avec la donation (31 865 €).

Lire l'essentiel

Publié le 14 octobre 2026

Sommaire
  1. Pourquoi passer par l'assurance vie pour ses petits-enfants ?
  2. Petits-enfants bénéficiaires : que se passe-t-il pour les versements avant 70 ans ?
  3. Et pour les versements après 70 ans ?
  4. Assurance vie ou donation aux petits-enfants : que choisir ?
  5. Comment rédiger la clause bénéficiaire en faveur de ses petits-enfants ?
  6. Ouvrir une assurance vie au nom d'un petit-enfant mineur : comment faire ?
  7. Quelles erreurs éviter ?
  8. Ce qu'il faut retenir

Peut-on transmettre une assurance vie à ses petits-enfants ? Oui. Un petit-enfant désigné bénéficiaire reçoit jusqu'à 152 500 € sans prélèvement sur les primes versées avant 70 ans (article 990 I du CGI). Après 70 ans, l'abattement tombe à 30 500 € pour tous les bénéficiaires, mais les gains restent exonérés. En succession classique, un petit-enfant n'a droit qu'à 1 594 €.

Pourquoi passer par l'assurance vie pour ses petits-enfants ?

Parce que le droit des successions est peu généreux avec les petits-enfants. Selon la fiche service-public.fr sur les droits de succession (vérifiée le 19 août 2026), un petit-enfant qui hérite de son grand-parent alors que son propre parent est vivant ne bénéficie que d'un abattement de 1 594 €, avant application du barème en ligne directe (5 % à 45 %). S'il hérite à la place de son parent, décédé ou renonçant, il bénéficie de l'abattement de 100 000 € du parent représenté, partagé à parts égales entre les petits-enfants qui le représentent (service-public F35794).

L'assurance vie échappe à cette logique. Les sommes versées au bénéficiaire désigné suivent leur propre fiscalité, fixée par les articles 990 I et 757 B du Code général des impôts, qui ne tiennent pas compte du lien de parenté pour les primes versées avant 70 ans. Désigner un petit-enfant revient donc à lui ouvrir le même abattement qu'à un enfant.

Ce que reçoit un petit-enfant Abattement Au-delà
Assurance vie, primes versées avant 70 ans 152 500 € par bénéficiaire 20 % jusqu'à 700 000 € taxables (852 500 € reçus), puis 31,25 %
Assurance vie, primes versées après 70 ans 30 500 € pour tous les bénéficiaires Barème en ligne directe, gains exonérés
Succession, parent vivant 1 594 € Barème en ligne directe
Donation d'un grand-parent 31 865 € tous les 15 ans Barème en ligne directe

Sources : impots.gouv.fr, fiches service-public.fr F35794 et F14203, consultées le 14 octobre 2026.

Assurance vie et petits-enfants : Primes versées avant 70 ans 152 500 € par bénéficiaire, Primes versées après 70 ans 30 500 € global, Donation à un petit-enfant 31 865 € tous les 15 ans, Succession hors représentation 1 594 €

Petits-enfants bénéficiaires : que se passe-t-il pour les versements avant 70 ans ?

Pour les contrats souscrits depuis le 13 octobre 1998, impots.gouv.fr résume la règle : si l'assuré avait moins de 70 ans lors du versement des primes, les sommes qui en proviennent bénéficient d'une exonération de 152 500 € par bénéficiaire. La fraction qui dépasse est imposée à 20 % jusqu'à 700 000 € de part taxable (soit de 152 500 € à 852 500 € reçus), puis à 31,25 % au-delà.

L'abattement s'applique à chaque bénéficiaire, ce qui le démultiplie quand on désigne plusieurs petits-enfants. L'assiette comprend les primes et les gains.

Exemple (hypothèses) : une grand-mère verse 100 000 € à 65 ans sur un contrat dont la clause désigne ses deux petits-enfants par parts égales. À son décès, le contrat vaut 140 000 €. Chaque petit-enfant reçoit 70 000 €, sous l'abattement de 152 500 € : aucun prélèvement 990 I. Les prélèvements sociaux sur les gains restent dus, comme pour toute assurance vie (service-public.fr, F22414).

Hors assurance vie, si la même somme était transmise par succession avec des parents vivants, chaque petit-enfant aurait été taxé après un abattement de 1 594 €.

Et pour les versements après 70 ans ?

Le régime de l'article 757 B est moins généreux en volume, mais il a un atout : seules les primes sont taxables, pas les gains. Impots.gouv.fr précise que les primes versées après 70 ans sont prises en compte dans la succession après un abattement de 30 500 €, global pour l'ensemble des contrats souscrits par le défunt. Le fonctionnement complet est détaillé dans notre article assurance vie après 70 ans.

Pour un petit-enfant, la part de primes au-delà de 30 500 € suit le barème des successions en ligne directe, après son abattement personnel, 1 594 € si son parent est vivant.

Exemple (hypothèses) : un grand-père de 75 ans verse 60 000 € et désigne ses deux petits-enfants par parts égales, leurs parents étant vivants. Au décès, le contrat vaut 75 000 €.

  • Primes taxables : 60 000 € moins 30 500 € = 29 500 €, soit 14 750 € par petit-enfant.
  • Après l'abattement de 1 594 € : 13 156 € taxables chacun.
  • Barème en ligne directe (service-public.fr) : 5 % jusqu'à 8 072 €, 10 % jusqu'à 12 109 €, 15 % au-delà, soit environ 964 € de droits par petit-enfant.
  • Les 15 000 € de gains sont transmis sans droits de succession.

Assurance vie ou donation aux petits-enfants : que choisir ?

Les deux outils se complètent plus qu'ils ne s'opposent. La fiche service-public.fr sur les droits de donation, vérifiée le 13 mai 2026, fixe l'abattement d'un petit-enfant à 31 865 € par grand-parent (article 790 B du CGI), renouvelable tous les 15 ans. S'y ajoute le don familial de somme d'argent, exonéré jusqu'à 31 865 € (article 790 G) si le donateur a moins de 80 ans et si le petit-enfant est majeur ou émancipé.

Critère Donation Assurance vie
Abattement par petit-enfant 31 865 €, plus 31 865 € de don familial sous conditions 152 500 € (primes avant 70 ans)
Moment de la transmission Immédiat Au décès de l'assuré
Disponibilité pour le grand-parent Aucune, l'argent est donné Rachats possibles à tout moment
Âge du petit-enfant Don familial : majeur ou émancipé Indifférent

Un couple de grands-parents de moins de 80 ans peut ainsi donner jusqu'à 127 460 € en franchise de droits à un petit-enfant majeur sur 15 ans (2 × 31 865 € d'abattement et 2 × 31 865 € de don familial), et le désigner en plus bénéficiaire de leurs contrats. La donation dessaisit tout de suite, l'assurance vie garde l'argent disponible : le bon dosage dépend de vos besoins de revenus et de votre âge.

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Comment rédiger la clause bénéficiaire en faveur de ses petits-enfants ?

La clause est la pièce maîtresse. Deux options courantes :

  • Désignation nominative : nom, prénom, date et lieu de naissance de chaque petit-enfant, avec la répartition souhaitée.
  • Désignation collective : « mes petits-enfants, nés ou à naître, vivants ou représentés, par parts égales ». Elle inclut les petits-enfants nés après la rédaction.

Prévoyez toujours un bénéficiaire de second rang et le cas où un petit-enfant décède avant vous. Vous pouvez aussi combiner : conjoint en premier rang, petits-enfants à défaut, ou démembrement de la clause (usufruit au conjoint, nue-propriété aux petits-enfants). Ces montages sont détaillés dans notre guide de la clause bénéficiaire.

Ouvrir une assurance vie au nom d'un petit-enfant mineur : comment faire ?

C'est l'autre façon d'aider un petit-enfant : non plus le désigner bénéficiaire, mais lui faire ouvrir son propre contrat. L'enfant est alors souscripteur et assuré, et ce sont ses représentants légaux, en principe ses parents, qui signent et gèrent le contrat jusqu'à sa majorité. Le grand-parent finance le contrat en donnant l'argent, dans le cadre de l'abattement de 31 865 €. Le don familial de somme d'argent, lui, suppose un bénéficiaire majeur ou émancipé.

Deux conséquences à mesurer :

  • L'argent appartient définitivement au petit-enfant. Le grand-parent ne peut plus le reprendre.
  • Le contrat prend date : à 18 ans, le jeune détient un contrat qui a parfois plus de 8 ans, avec l'abattement annuel de 4 600 € sur les gains en cas de rachat (service-public.fr).

Les règles propres aux mineurs (signatures, rachats, conditions des assureurs) sont détaillées dans notre article assurance vie pour un enfant mineur.

Quelles erreurs éviter ?

  • Verser après 70 ans en pensant profiter des 152 500 € : c'est l'âge à la date de chaque versement qui compte, pas l'âge à l'ouverture.
  • Oublier que les 30 500 € sont partagés entre tous les bénéficiaires et tous les contrats.
  • Des primes manifestement exagérées au regard de vos revenus et de votre patrimoine : service-public.fr rappelle que les primes ne doivent pas être excessives par rapport à votre situation financière et familiale au moment du versement.
  • Une clause trop vague ou jamais mise à jour, qui laisse un doute sur l'identité des petits-enfants visés.

Pour replacer ces règles dans l'ensemble de la transmission, consultez notre guide assurance vie et succession.

Ce qu'il faut retenir

Désigner ses petits-enfants bénéficiaires d'une assurance vie leur ouvre, pour les primes versées avant 70 ans, le même abattement de 152 500 € qu'à un enfant, quand la succession classique ne leur accorde que 1 594 €. Après 70 ans, l'abattement global de 30 500 € s'accompagne d'une exonération totale des gains. La donation (31 865 € par grand-parent, plus le don familial) transmet tout de suite et se cumule avec l'assurance vie. Pour bâtir le contrat adapté, voyez notre guide ouvrir une assurance vie.


À lire aussi

Sources

FAQ

Questions fréquentes

Trouvez rapidement les réponses à vos questions

Il dépend de l'âge de l'assuré au moment des versements. Pour les primes versées avant 70 ans, chaque bénéficiaire, petit-enfant compris, profite d'un abattement de 152 500 € (article 990 I du CGI), puis d'un prélèvement de 20 % sur la part taxable jusqu'à 700 000 € (soit 852 500 € reçus) et de 31,25 % au-delà. Pour les primes versées après 70 ans, l'abattement est de 30 500 € à partager entre tous les bénéficiaires (article 757 B du CGI).
Les deux ne jouent pas le même rôle. La donation transmet tout de suite, avec un abattement de 31 865 € par grand-parent et par petit-enfant tous les 15 ans, plus 31 865 € de don familial de somme d'argent si le donateur a moins de 80 ans et le petit-enfant est majeur. L'assurance vie laisse l'argent disponible pour le grand-parent jusqu'à son décès. Les deux dispositifs se cumulent.
Ce sont les représentants légaux de l'enfant, en général ses parents, qui ouvrent et gèrent le contrat en son nom. Le grand-parent peut en revanche financer le versement par une donation. L'argent appartient alors définitivement au petit-enfant, qui en disposera à sa majorité.
Seulement sur la part des primes qui dépasse 30 500 €, abattement commun à tous les bénéficiaires et à tous les contrats. Cette part entre dans la succession et suit le barème en ligne directe, après l'abattement personnel du petit-enfant, qui est de 1 594 € si son parent est vivant. Les intérêts et plus-values générés par ces primes sont exonérés.
On peut les nommer un par un (nom, prénom, date de naissance) ou utiliser une formule collective comme « mes petits-enfants nés ou à naître, par parts égales ». La rédaction doit prévoir ce qui se passe si l'un d'eux décède avant l'assuré. Notre guide sur la clause bénéficiaire détaille les formulations courantes et les erreurs à éviter.

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